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Étude clinique7 mai 2025

Apnée du sommeil et changements cérébraux liés à la mémoire

Apnée du sommeil et changements cérébraux liés à la mémoire

Une étude récente établit un lien entre l'apnée obstructive du sommeil, qui entraîne une baisse des niveaux d'oxygène pendant le sommeil, et la dégénérescence de certaines régions du cerveau liées à la mémoire. Les changements observés sont associés à la gravité des baisses d'oxygène durant le sommeil paradoxal, sans prouver un lien de cause à effet.

L'apnée obstructive du sommeil et ses effets

L'apnée obstructive du sommeil est un trouble qui se manifeste par des pauses respiratoires pendant le sommeil, causées par le relâchement des muscles de la gorge. Cela entraîne une diminution des niveaux d'oxygène dans le sang, ce qui peut nuire au bon fonctionnement du cerveau et du corps.

Une étude a montré que les baisses de niveaux d'oxygène pendant le sommeil paradoxal, une phase du sommeil où se produisent la plupart des rêves, sont fortement associées à des changements dans certaines régions du cerveau liées à la mémoire.

Résultats de l'étude

L'étude a inclus 37 participants d'une moyenne d'âge de 73 ans, dont 24 souffraient d'apnée obstructive du sommeil. Les chercheurs ont mesuré les niveaux d'oxygène pendant la nuit et ont réalisé des IRM cérébrales.

Ils ont constaté que des niveaux d'oxygène plus bas pendant le sommeil paradoxal étaient liés à des hyperintensités de matière blanche dans le cerveau, qui reflètent des dommages aux tissus cérébraux. De plus, ces dommages étaient associés à une diminution du volume et de l'épaisseur de certaines zones du cerveau, notamment l'hippocampe, qui est crucial pour la mémoire.

Implications et limites

Les résultats suggèrent que l'apnée obstructive du sommeil pourrait contribuer à un déclin cognitif, en particulier chez les personnes âgées. Cependant, il est important de noter que cette étude ne prouve pas que l'apnée cause directement ces changements cérébraux, mais montre plutôt une association.

De plus, les participants étaient principalement d'origine blanche et asiatique, ce qui limite la généralisation des résultats à d'autres populations.

Cet article résume une source extérieure. Il ne remplace pas l'avis de votre médecin et ne constitue pas une recommandation de traitement.

Consultez l'étude sur ScienceDaily